Nous croyons en Celui qui parle de l’intérieur et d’au-delà,
dont la Parole est lumière, tant près que loin.
Il vient en tant que prochain et en tant que Seigneur,
comme un murmure dans le cœur et un tonnerre sur la montagne.
Nous croyons que la proximité exige l’humilité,
car plus nous nous tenons près de la flamme, plus nous devons nous incliner.
Nazareth a vu le feu et l’a qualifié d’ordinaire ;
pourtant, ce même feu brûle dans la lampe de l’étranger.
Nous croyons que personne ne possède la Parole.
Elle est donnée aux humbles de tous les peuples,
à l’enfant qui l’invoque avec confiance,
et au serviteur qui s’incline dans l’obéissance.
Nous croyons que l’amour sans révérence devient orgueil,
et que la révérence sans amour devient crainte ;
c’est pourquoi le Saint réunit les deux —
le Fils qui sert, le Maître qui embrasse.
Nous croyons que la famille et le serviteur habitent dans une même maison :
la maison de la Parole vivante.
Certains entrent par la porte de l’obéissance,
d’autres par la porte de l’amitié,
mais tous se retrouvent dans la même cour de l’humilité.
Nous croyons que les miracles ne sont pas refusés en guise de châtiment
mais donnés comme des signes à ceux qui apprennent encore à s’émerveiller.
Pour ceux qui connaissent bien, la révélation se cache dans la simplicité ;
pour celui qui cherche, elle jaillit dans l’émerveillement.
Nous croyons que la vérité suprême n’est pas le privilège mais l’humilité —
que Dieu élève les humbles et s’abaisse Lui-même pour les élever.
C’est pourquoi le prophète n’est pas honoré parmi les siens,
jusqu’à ce que les siens apprennent l’honneur de devenir les plus petits.
Nous croyons que toute foi, lorsqu’elle est purifiée par l’humilité,
revient à la même Source et à la même Lumière.
Le Verbe qui a appelé les mondes à l’existence
nous appelle à nous incliner et à nous embrasser,
à nous souvenir et à nous réjouir.
Amen — dans l’amour et la crainte révérencielle.