4 Alors Jésus, connaissant tout ce qui allait lui arriver, s'avança et leur demanda : « Qui cherchez-vous ?» 5 Ils lui répondirent : « Jésus de Nazareth.» Jésus leur dit : « C'est moi.» Judas, celui qui le trahissait, était là avec eux. 6 Quand Jésus leur dit : « C'est moi », ils reculèrent et tombèrent à terre. 7 Il leur demanda de nouveau : « Qui cherchez-vous ?» Ils répondirent : « Jésus de Nazareth.» 8 Jésus leur dit : « Je vous l'ai dit, c'est moi. Si donc vous me cherchez, laissez partir ceux-ci.» 9 Ainsi s'accomplit la parole qu'il avait prononcée : « De ceux que tu m'as donnés, je n'en ai perdu aucun.» 10 Alors Simon Pierre, ayant une épée, la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l'oreille droite. (Le nom du serviteur était Malchus.) 11 Alors Jésus dit à Pierre : « Remets ton épée au fourreau ; ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée ?» (Jean 18,4-11)
Objection : Jésus les a foudroyés par sa puissance divine.
Réponse : Le texte décrit leur réaction, non son action ; aucun miracle n’est relaté.
Objection : « C’est moi » était une théophanie.
Réponse : Jésus dit « C’est moi » ailleurs sans s’effondrer ; la seconde répétition ne provoque pas de chute.
Objection : Ils sont tombés parce qu’ils ont ressenti la gloire divine.
Réponse : Alors ils n’ont pas voulu l’arrêter quelques minutes plus tard ; la terreur divine ne disparaît pas sur commande.
Objection : Auparavant, personne n’avait pu l’arrêter — protection divine !
Réponse : Exactement — jusqu’à ce que l’heure vienne. Dans Jean 18, l’heure est venue ; nul besoin de protection.
Objection : Jésus a guéri Malchus — preuve que sa puissance était à l’œuvre. Réponse : La guérison répare les dommages ; elle n’empêche pas l’arrestation. Elle témoigne de compassion, non de protection.
Objection : Dieu les a forcés à reconnaître son identité.
Réponse : La véritable reconnaissance divine conduit à l’adoration, non à une arrestation immédiate.
Objection : Tomber à la renverse implique la force.
Réponse : La panique et l’hésitation produisent naturellement un recul, surtout la nuit dans une foule.
Objection : Cela prouve que le Messie est invincible.
Réponse : Alors Jésus n’aurait ni négocié pour ses disciples, ni réprimandé Pierre, ni ne se serait rendu.
Objection : La tradition dit que c’était un miracle.
Réponse : La tradition reflète un goût théologique ; le texte reflète une tension psychologique.
Objection : Sans miracle, la scène perd de son intensité dramatique.
Réponse : L’intensité dramatique s’accroît – Jésus déconstruit les fausses attentes messianiques en choisissant la vulnérabilité.