1. « Cela nie la divinité du Christ. »
→ La dépendance ne nie pas la divinité ; les Évangiles affirment explicitement que le Fils n’agit pas de lui-même (Jean 5,19).
2. « Les miracles requièrent une autorité spirituelle, non la simplicité de l’enfance. »
→ Un enfant n’a aucune autorité, seulement une réceptivité ; Jésus affirme explicitement que le Royaume appartient à ceux qui leur ressemblent.
3. « Le Coran rabaisse Jésus en disant “par la permission de Dieu”. »
→ Jean dit la même chose en d’autres termes : « Je n’agis pas de ma propre autorité. »
4. « La création de la vie appartient à Dieu seul. »
→ Exactement ! D’où l’insistance sur la permission ; la création par l’intermédiaire de Dieu n’implique pas un pouvoir auto-initié.
5. « Les miracles des enfants sont légendaires ou symboliques. »
→ Les récits de l’enfance dans Matthieu et Luc le sont également ; le symbolisme est toujours un outil d’enseignement théologique, et ici, il est sans ambiguïté.
6. « Cela contredit la christologie orthodoxe. »
→ Cela contredit la christologie autonome, et non le concile de Chalcédoine ; la kénose présuppose la dépendance, et non l’effort personnel.
7. « La simplicité enfantine n’est qu’un point de départ, non une fin en soi. »
→ Jésus ne dit jamais « sortez de là » ; il dit que si vous ne devenez pas comme des enfants, vous ne pouvez entrer.
8. « La croissance spirituelle signifie devenir plus fort. »
→ Paul dit le contraire : « C’est lorsque je suis faible que je suis fort.»
9. « Cela compromet la sanctification. »
→ La sanctification n’est pas une accumulation, mais un renoncement — mourir à l’autosuffisance, et non la perfectionner.
10. « Les miracles prouvent le statut unique de Jésus. »
→ Ils prouvent l’action de Dieu par une dépendance radicale ; l’unicité réside dans une réceptivité parfaite, et non dans l’autonomie.
11. « Le ciel est une récompense pour la droiture. »
→ Jésus parle d'un héritage pour les enfants, et non d'une récompense pour ceux qui réussissent.
12. « L'enfer comme conséquence de l'autosuffisance est une spéculation. »
→ L'Écriture définit à plusieurs reprises la condamnation comme le fait de se fier à soi-même et de refuser le règne de Dieu.
13. « Cela correspond à l'islam, mais pas au christianisme. »
→ Cela correspond mieux aux Évangiles qu'à la théologie chrétienne moderne du perfectionnement personnel.
14. « Cela décourage l'effort moral. »
→ Cela décourage la confiance en soi morale, et non l'obéissance.
15. « La dépendance mène à la passivité. »
→ Un enfant n'est pas inactif, seulement non autonome ; l'action découle de la confiance, et non du contrôle.
16. « Jésus grandit en sagesse, et l'innocence de l'enfance s'estompe. »
→ Grandir en sagesse ne signifie pas grandir en autonomie ; La dépendance s'accroît, elle ne disparaît pas.
17. « C'est anti-Église ou anti-tradition. »
→ Cela s'inscrit dans la perspective de la kénose, de la croix et des Pères du désert, et non dans un carriérisme spirituel.
18. « Pourquoi Dieu agirait-il davantage lorsque Jésus est le plus faible ? »
→ Parce que la faiblesse met fin à toute compétition avec Dieu ; c'est un schéma biblique constant.
19. « Cela réduit les miracles à la psychologie. »
→ Non, c'est précisément la psychologie qui est contournée ; l'action divine se substitue à la capacité humaine.
20. « C'est trop radical pour être vrai. »
→ Un Messie crucifié et un Royaume pour les enfants l'étaient tout autant.