(Évangile selon Luc 10,21)
1. Jésus ne « subit » pas la petitesse ; elle lui appartient.
Nombreux sont les lecteurs qui, inconsciemment, présupposent une christologie en deux temps :
- Jésus devient temporairement humble, pauvre, dépendant et insignifiant.
- À la fin, il se révélera comme son contraire : majestueux, dominant, irrésistible.
Selon cette conception, l’humilité est un moyen, non une essence.
La petitesse est instrumentale, non innée.
Ma lecture montre combien cette conception est étrangère au Jésus de Luc.